Petite philosophie pratique de la maîtrise

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Màj : 2 août 2019 – # pages A4 : 16

Introduction

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L'apprentissage conduit vers la maîtrise, étoile inaccessible mais source de lumière, instrument de navigation, dans un processus évolutif et permanent vers le mieux.

Car il est possible d'agir individuellement sur soi-même, et collectivement sur le monde. Appliquer une méthodologie bien conçue permet de maximiser l'efficacité de ce travail. C'est cela la philosophie, source de plénitude.

Loin des grandes phrases hermétiques, voici une philosophie de vie, pratique et concise, pour la maîtrise de vos projets de vie, relations à autrui et actions citoyennes.

Commençons par la base essentielle ...

Un esprit sain dans un corps sain

  • Alimentation équilibrée :

    • fruits, légumes, graines, poissons, viandes ;
    • boire au moins un litre d'eau par jour (sans compter les autres boissons, dont l'eau nocturne) ;
    • ne boire de l'alcool et ne fumer qu'occasionnellement.
  • Sport. Avoir une activité physique régulière, non traumatisante, et suffisamment intense que pour transpirer pendant au moins trente minutes :

    • soit des séances de trente minutes, six jours du sept ;
    • soit des séances d'une heure, un jour sur deux.

    N.B. Ces fréquences et durées valent pour une personne souvent assise (travail de bureau). Les personnes ayant une activité plus physique pourront diminuer la fréquence par deux.

    Prévention des traumatismes

    Sont traumatisantes toutes les activités asymétriques (football, tennis, hockey, golf, ...) ou exercées en compétition. Sont non traumatisantes toutes les activités symétriques (natation, marche, vélo, jogging ...) exercées de façon non compétitive et alternée (natation + une activité de plein air : marche, vélo, jogging, ...).

    Pour prévenir les problèmes musculaires et tendineux (i) étirer (doucement et en décontraction) les muscles et tendons avant et après l'activité sportive ; (ii) boire un verre d'eau avant et après l'activité.

  • Chaussures. Pour prévenir les problèmes de dos préférez des chaussures de ville minimalistes : pas de talon, semelle fine, structure souple, partie avant large.

  • MDM. Au moins une fois par semaine pratiquer une séance MDM (mouvements-décontraction-méditation) :

    1. Mouvements :

      • impliquant toutes les articulations, de bas en haut : pieds, chevilles, genoux, hanches, épaules, coudes, poignets, cou ;
      • rectilignes (lever/abaisser) et/ou circulaires (dans les deux sens) ;
      • lents, légèrement appuyés (pousser l'étendue du mouvement "jusqu'au bout") et avec décontraction de tout le corps.
    2. Décontraction :

      1. s'allonger à même le sol (pas de matelas, tout au plus une couverture) ;
      2. inspirer puis expirer par le nez, deux fois, lentement et à fond ;
      3. prendre conscience de la contraction musculaire de toutes les parties du corps, pour la relâcher :
        • de bas en haut, un membre et puis l'autre : doigts de pied, voûte plantaire, cheville, mollet, cuisse (av/ar) genoux, fessiers, hanches, ventre, reins, colonne, pectoraux, épaule, coude, poignet, doigts, cou, muscles du crâne et du visage;
        • quelques dizaines de secondes par partie.
      4. prendre conscience de l'état de décontraction du corps dans son ensemble, et ressentir l'impression que si le sol s'affaissait votre corps flotterait dans le vide.
    3. Méditation : toujours allongé, ne pensez plus à rien : il s'agit d'atteindre un état de plénitude par le plaisir psycho-physique d'absence d'activité psychique et physique consciente ...

      • Exercice difficile qui demande une pratique régulière de plusieurs années pour pouvoir rester plus de cinq minutes sans penser.
      • Si vous entendez tous les bruits autour de vous c'est que vous ne pensez plus à rien. Mais ce à quoi il faut arriver c'est de ne pas les écouter, et de seulement les entendre.
  • Gym du matin. Nous avons tous des points faibles au niveau physique (raideurs, déficits musculaires, ...). La gym du matin – cinq à dix minutes immédiatement au levé – est l'occasion de travailler ces points faibles par quelques sériées courtes et douces d'étirements et mouvements. Terminer par un verre d'eau.

  • Sommeil :

    • ni trop, ni trop peu : 7 à 8 heures ;
    • commencer avant minuit ;
    • induction :
      • tisane de plantes sédatives (camomille + tilleul + ...) ;
      • lecture au lit : article scientifique dans votre langue maternelle sur un sujet qui vous passionne ;
      • prendre conscience de la contraction des muscles du visage, pour la relâcher : front, autour des yeux, du nez et de la bouche, mâchoire.
  • Capacités cognitives : ne rater aucune occasion d'utiliser nos facultés de calcul et mémorisation :
    • calcul : lorsqu'on est amené à faire des calculs simples (addition/soustraction, multiplication/division) commencer systématiquement par le faire mentalement, puis vérifier avec la machine ;

    • mémorisation :
      • avant une réunion avec des personnes que l'on connaît mal, mémoriser la liste des noms ;
      • ne pas recopier un texte mot à mot mais phrase par phrase ;
      • au supermarché ne vérifier la liste des courses qu'à la fin ; etc.

Maîtrise de votre projet de vie

  • Réalisme. Le monde n'est pas, et ne sera jamais parfait.

  • Optimisme. Critiquer ne produit généralement que des réactions négatives. Il est plus rationnel de concentrer son énergie et son temps à la réalisation de solutions.

  • Coups durs. Chaque coup dur qui nous arrive présente des opportunités, qui sont autant de germes imprévus, nous bousculant hors de notre zone de confort. Cela est vrai pour tous les changements (généralement imprévus).

  • Présent. Ressasser le passé ne sert à rien (mais il est utile de le connaître), et se projeter trop dans l'avenir c'est généralement se tromper. Vivre au temps présent c'est agir dans le concret pour construire : améliorer (qualitatif) et développer (quantitatif).

  • Temps. Il faut savoir attendre, donner du temps au temps. Rien n'est immuable, tout se transforme, les individus et les groupes qu'ils constituent. Ces changements sont autant de germes d'opportunités.

  • Dérision. Ne pas prendre la vie trop au sérieux.

  • Capacités. Connaître ses faiblesses, afin de ne pas s'engager dans des voies qui nous y confrontent. Il faut se fixer des objectifs que l'on peut atteindre sans trop de difficultés.

  • Croyance. En limitant nos croyances nous ouvrons le champ des possibles. Il s'agit de trouver l'équilibre le plus productif entre doute et croyance.

  • Confiance. Avoir confiance en soi (sans se sentir supérieur) facilite l'action et la relation. La confiance en soi se construit par l'amélioration (qualitatif) et le développement (quantitatif) régulier d'un savoir pratique.

Maîtrise de votre relation à autrui

Deux constatations :

  • personne n'est parfait, ni complètement mauvais ;
  • tout le monde peut s'améliorer (l'ambition du présent article est d'ailleurs de nous y aider).

De ces deux constatations triviales l'on peut déduire des règles de comportement pour maximiser la qualité de nos relations avec autrui. Ces règles peuvent être classées en deux groupes : celles pour cultiver les comportements positifs, et celles pour neutraliser les comportements négatifs.

Cultiver les comportements positifs

  • Bienveillance. Ce n'est pas seulement être reconnaissant et généreux, c'est aussi refuser de nuire à autrui.

  • Empathie. Comment réagirais-je si cette personne se comportait envers moi comme moi je me comporte envers elle ? Quels sont ses objectifs et contraintes ?

  • Sourire. Le sourire est communicatif.

  • Assumer. Il est facile de rejeter la responsabilité sur autrui, plutôt que de regarder notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive.

  • Soi. Savoir dire non. Être conscient de notre propension à calquer nos opinions sur celles d'autrui (surtout lorsque "autrui" est nombreux et/ou fort/éclatant).

Neutraliser les comportements négatifs

Il y a nos propres comportements négatifs, que nous faisons subir à autrui. Il y aussi ceux qu'autrui nous fait subir. Comment agir et réagir de façon sociable et (donc) efficace ? Voici quelques principes, inspirés de la pratique d'édition collaborative à Wikipédia [source], mais qui valent aussi bien pour les relations proches.

Le sombre en moi

Avoir raison sur un sujet de débat n'implique pas en soit que nous participons sainement à ce débat. Le fait que nous sommes convaincu (à tort ou à raison) d'avoir raison peut même nous conduire subrepticement à nous comporter de manière inappropriée. Cela est dommageable non seulement parce que ce faisant nous blessons généralement nos contradicteurs, mais aussi parce ce faisant même les personnes qui nous étaient favorables ne nous écoutent/lisent plus.

Pour neutraliser ce côté sombre de nous même il importe d'analyser nos réelles motivations : voulons-nous contribuer efficacement au débat/projet, ou sommes nous guidés par des pulsions aussi malsaines qu'inconscientes : "chercher la petite bête" et la confrontation pas pure plaisir, avoir raison à tout prix pour flatter notre ego, ou encore "être aux manettes" ? Si c'est effectivement le cas il y a intérêt à s'en rendre compte car les autres, eux, s'en rendre généralement compte beaucoup plus vite : on se retrouve alors isolé sans comprendre pourquoi (ce qui rend la situation encore plus pénible). La question fondamentale est ici : suis-je plutôt une personne qui donne ou une personne qui prend ?

Le sombre en l'autre

Maintenant changeons de rôle : quelle attitude adopter face à un individu tel que celui ci-dessus, lorsque son comportement nous pose problème (par exemple sur le lieu de travail) ? Il convient de procéder en deux étapes :

  1. Ne pas se focaliser sur la personne mais sur le comportement : demandez à l'autre d'expliquer les raisons de son comportement.

    N.B. Le but de cette étape est d'éviter de devoir passer à la suivante : il s'agit d'essayer de comprendre avant d'essayer d'être compris.

  2. Dans le cas où l'action précédente n'a pas résolu un éventuel malentendu, exprimez posément votre ressenti :
    • pourquoi vous pensez que le comportement de l'autre est contre-productif ;
    • pour quelles raisons selon vous l'autre agit de la sorte.

    N.B. Privilégiez toujours l'hypothèse de motivations positives chez autrui, et évitez de mentionner de supposées motivations négatives.

Ne répondez jamais de façon inappropriée même si l'autre le fait : comprenez que plus votre ton est tempéré plus vous serez en mesure d'exprimer des choses difficilement assimilables par l'autre, et inversement.

Que suis-je, qu'es-tu ?

Le modèle HEXACO [source] identifie six types de traits de personnalité ("facteurs"), chaque type étant composé de quatre traits ("facettes") :

  • honnêteté-humilité : sincérité, équité, évitement de la cupidité, modestie ;
  • émotivité : appréhension, anxiété, dépendance, sensibilité ;
  • extraversion : amour propre social, audace sociale, sociabilité, vitalité ;
  • agréabilité : indulgence, gentillesse, flexibilité, patience ;
  • conscience : organisation, diligence, perfectionnisme, prudence ;
  • ouverture : appréciation esthétique, curiosité, créativité, non-conventionnalité.
Utilité

Toute taxinomie est par définition réductrice par rapport à l'infinie complexité de la nature en général (physique, biologie, ...) et de la nature humaine en particulier (psychologie, sociologie, ...). La lecture de cette liste peut néanmoins nous aider à mieux cerner notre personnalité et celle de nos proches (parents, collègues, amis).

Mieux se connaître nous permet de prendre conscience :

  • de nos points forts, afin de les exploiter ;
  • de nos points faibles, afin de les neutraliser ;
  • des points forts et faibles de chacun de nos proches, afin de mieux nous y adapter (PS : il est plus facile et éthique de se changer soi-même, plutôt qu'autrui).

Maîtrise individuelle de la consommation

https://jortay.net/philosophie-de-la-maitrise/#maitrise-individuelle-consommation

La technologie prend une part de plus en plus importante dans notre vie. Mais toutes les applications technologiques ne sont pas pertinentes : certaines ont plus d'inconvénients que d'avantages, de sorte que nous devrions nous en protéger :

  • la voiture pollue, rend agressif, coûte cher ;

    • comment réagir : déménager ou changer de lieu de travail en fonction de la disponibilité du réseau de transports publics.
  • la télévision consomme notre temps libre, incite à consommer, et inculque par les "informations" et les "divertissements" une version partisane et biaisée (souvent catastrophiste, anxiogène) de la réalité ;

    • comment réagir : balancer la TV dans un container à déchets, et consacrer le temps désormais libéré à des activités telles que la lecture d'articles scientifiques sur des sujets qui nous passionnent, ou encore à une activité créative qui nous passionne.
  • le smartphone rend asocial par rapport aux personnes aux alentours, et reproduit la plupart des effets nuisibles de la TV ;

    Le côté sombre des technologies de la "communication" (2 min.)

    • comment réagir :
      • n'utiliser de gsm que pour la téléphonie, et l'ordinateur pour tout le reste : autrement dit, remplacer le smartphone par un stupidphone (*) ;

        (*) La vie est plus agréable sans smartphone. Ainsi par exemple la meilleure façon de savourer pleinement les nouveaux trajets est de les préparer sur ordi, plutôt que de les subir par le smartphone.

      • ne pas lire en temps réel les messages reçus, mais seulement une fois par jour.

        Être mobilisable sur appel constitue une perte de liberté et de vie privée. D'autre part vivre dans l'immédiateté est source de stress, et rétrécit notre perception de la réalité. Pouvoir se protéger de ces effets nuisibles devrait être un droit inaliénable.

Quiconque applique ces règles peut témoigner qu'elles transforment considérablement notre comportement : c'est une véritable libération, source de joie et plénitude, mais surtout un passage à un échelon supérieur de conscience.

Un bon critère pour séparer bonnes et mauvaises applications technologiques : les bonnes nous incitent à l'action émancipatrice tandis que les mauvaises nous incitent à la paresse ou nous enferment dans l'addiction.

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Auteur image : gaeldemeyere.com

Messages médiatiques dominants (MMD)

Dans les médias dits "d'information" (TV, radio, presse écrite) les sujets sont certes parfois traités par la comparaison de différents points de vue, ce qui donne l'illusion de neutralité. Mais dans la répétition quotidienne d'un même thème, l'un des points de vue peut-être présenté plus souvent et sous un jour plus favorable (propagande positive) ou défavorable (propagande négative), ce qui en fait le message dominant de la thématique traitée. Les individus qui y sont soumis intériorisent les messages dominants, c-à-d qu'ils croient que leur opinion sur tel ou tel sujet vient d'eux-même, alors qu'en réalité elle leur a été inculquée par la répétition de MMD.

À contrario quiconque (à l'instar de votre serviteur) ne possède ni TV ni voiture (infos-radio), n'est abonné à aucun quotidien/hebdomadaire, mais lit plutôt des articles ou ouvrages scientifiques (économie, politologie, histoire, sociologie, ...) constate chez les autres l'ampleur du conditionnement médiatique, et à quel point son immédiateté quotidienne les empêche de voir le monde avec recul, de laisser à l'esprit un temps de repos et réflexion.

Maîtrise individuelle de la production

https://jortay.net/philosophie-de-la-maitrise/#maitrise-individuelle-production

Nous entendons par « maîtrise individuelle de la production », la maîtrise individuelle des techniques de production de biens et services, marchands et non marchands.

  • Nous entendons par "activité non marchande" toute activité de production dont les producteurs (organisations ou individus) fournissent des biens et services (collectifs ou individuels) sans but de lucre c-à-d gratuitement ou à des prix non significatifs. Les activités non marchandes se développent avec l'avènement progressif de l'allocation universelle. Une partie importante des activités non marchandes de "service collectif" sera probablement l'activité politique dans le cadre de la démocratie directe à venir.
  • La maîtrise collective de la production est traitée dans une section infra.

Faut-il un diplôme ?

Mises à part les professions réglementées (comme médecin ou banquier) être titulaire d'un diplôme n'est pas indispensable. Par contre une formation – éventuellement sous la forme d'auto-formation – est évidemment indispensable : une formation de base pour le départ, et puis la formation continue c-à-d tout au long de la vie.

Pourquoi les diplômes n’intéressent plus (autant) les recruteurs (3 min. - 2010)

Formation de base

Il peut s'avérer nécessaire dans certains cas (notamment les professions réglementées) de se consacrer exclusivement, pendant une certaine période, à une formation spécifique de base (mais en ne perdant pas de vue qu'il ne s'agit que d'une base pour un départ spécifique).

Formation continue

Synonymes : formation en alternance, formation permanente.

La science et les technologies, et partant les modes de travail et de production, ont atteint un vitesse d'innovation telle que le paradigme "étudier puis travailler" doit être remplacé par le principe de formation continue, sans quoi l'on est rapidement dépassé et déclassé (généralement par des individus plus jeunes).

Cela implique que la formation doit être une démarche :

  • permanente (donc en alternance avec l'activité directement productive) ;
  • individualisée et volontariste (micro-formations insérées dans un projet personnel de production de biens ou services).

Quelle activité choisir ?

Ne commettez pas l'erreur de choisir une activité en fonction de ce qu'elle peut rapporter financièrement. Choisissez plutôt une activité qui vous passionne. Le but dans la vie c'est le bonheur, or la richesse ne peut y conduire que si elle a été acquise par le plaisir de travailler. Si vous n'éprouvez pas de plaisir à travailler vous ne serez pas motivé, donc pas très compétent, donc pas très riche, ni matériellement ni psychiquement ...

Votre parcours de vie doit être guidé non par l'accumulation de richesses matérielles mais par la maîtrise d'une activité passionnante. C'est le secret du bonheur.

Déterminez donc d'abord votre activité professionnelle avant de penser à la formation. Si vous n'avez pas d'idées, une voie consiste à consulter la liste des métiers en pénurie : France - Belgique. Si vous ne trouvez rien à votre goût il vous faut alors inventer une activité qui vous plaise.

Comment trouver des formations ?

Sachez d'abord qu'il faut combiner formation théorique et formation pratique.

La voie traditionnelle consiste à commencer par une formation de l'enseignement supérieur. Pour trouver des instituts de formation dans votre ville tapez "formations votreVille" dans la barre de recherche de votre navigateur.

Il existe de nombreuses formations gratuites (de quelques jours à plusieurs mois) pour les chômeurs : tapez "formations gratuites votreVille" dans la barre de recherche votre navigateur.

Cependant il est possible de prendre une voie plus autonome. Par exemple en se formant à la théorie par la lecture d'articles de Wikipédia (première approche), puis d'articles scientifiques (approfondissement) que vous pouvez trouver via des moteurs de recherche tels que Google Scholar.

La formation pratique se réalise par l'application de la théorie à des travaux pratiques concernant votre activité.

L'idéal est de combiner approches traditionnelle et autonome, et cela tout au long de votre vie.

Métiers manuels : le compagnonnage

Les personnes qui souhaitent se former dans des métiers manuels seront bien inspirées en choisissant la voie du compagnonnage, généralement considéré comme "la formule 1" de la formation en matière de métiers manuels . Comme le souligne l'UNESCO, le compagnonnage c'est une philosophie d'apprentissage et de vie professionnelle, fondée sur la solidarité, la qualité et la culture locale [source]. Voir les formations proposées par les compagnons-du-devoir.com

Le compagnonnage, réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier (9 min. - 2017)

Citoyenneté numérique

https://jortay.net/philosophie-de-la-maitrise/#citoyennete-numerique

Nous entendons par « citoyenneté numérique » la maîtrise technique et le contrôle ouvert des technologies de l'information par les individus. La citoyenneté numérique est hautement utile, voire indispensable, aussi bien pour l'activité marchande que non marchande de chaque individu.

Nous entendons par "activité non marchande" toute activité de production dont les producteurs (organisations ou individus) fournissent des biens et services (collectifs ou individuels) sans but de lucre c-à-d gratuitement ou à des prix non significatifs. Les activités non marchandes se développent avec l'avènement progressif de l'allocation universelle. Une partie importante des activités non marchandes de "service collectif" sera probablement l'activité politique dans le cadre de la démocratie directe à venir.

Concrètement il s'agit – pour "Monsieur et Madame Tout-le-monde" – d'être capable d'effectuer les opérations suivantes :

  1. remplacer Windows/Mac par un système d'exploitation (SE) libre/opensource sur son ordinateur (nous recommandons debian.org) ;

  2. utiliser les commandes Unix dans une console [ formation en ligne gratuite ] ;

    Très utile pour manipuler efficacement les données et programmes du SE, et en particulier pour effectuer des opérations sur l'ensemble des pages de son site web, notamment au moyen des commandes grep et sed.

  3. maîtriser les fonctions de base d'un tableur : test ;

  4. louer votre propre nom de domaine (pour votre adresse e-mail et site web) ;

    • Par exemple chez ovh.com ou gandi.net.
    • Une alternative serait un service web public allouant à chaque citoyen une adresse mail et une adresse web (ainsi qu'un compte sur un réseau social confédéral), malheureusement les décideurs politiques sont soumis à l'idéologie libérale qui interdit à l'État de concurrencer les entreprises privées, au plus grand bénéfice de sociétés telles que Google et Facebook ...
  5. configurer son client email (pour utiliser une adresse email avec votre propre nom de domaine);

  6. louer un hébergement pour son site web (NB : de préférence pas chez le même fournisseur que pour l'adresse ouaib, afin de pouvoir changer facilement d'hébergeur) ;

    Par exemple chez ovh.com.

  7. créer sa page ouaib (par exemple avec Bluefish) et la télécharger sur son hébergement (ce n'est qu'alors que vous serez capable d'utiliser pleinement un CMS tel que WordPress ou, mieux, Tiki ).

  8. appliquer les mesures élémentaires de sécurité sur Internet :

    • utiliser des mots de passe longs et nombreux, au moyen d'un gestionnaire tel que KeePassXC ;
    • mettre à jour au moins chaque mois le système d'exploitation et les programmes de votre terminal ;
    • ne cliquer sur un lien et ne sauver/télécharger un document que si vous avez confiance en l'honnêteté et les compétences (cf. la présente liste) de l'expéditeur/administrateur, et vérifier que l'adresse de l'expéditeur/site est exactement ce qu'elle devrait être.

Formations gratuites :

Forums :

Pour les geeks :

Dimension collective

Lorsque les individus s'organisent collectivement ils sont en mesure de démultiplier leurs capacités physiques et psychiques. C'est l'effet d'émergence, par lequel "le tout est plus que la somme de ses parties", illustré notamment par la notion d'intelligence collective.

Cette problématique est déterminée par la façon dont opère le partage du pouvoir politique et le partage du pouvoir financier, dont une condition nécessaire est le contrôle collectif des moyens de production.